C’est
un pays ou, en juin, le soleil peut briller toute la nuit. Des geysers,
venus des entrailles de la terre, jaillissent des quatre coins de
l’île, formant parfois une colonne de plus de 60 m. Des cascades
immenses font preuve d’une telle force que les cheveux se dressent sur
la tête avec l’électricité statique produite. Des solfatares répandent
leur odeur de souffre, leurs fumerolles et leurs détonantes palettes de
couleurs ocre, orange, bleu pétrole. Des piscines naturelles aux eaux
chaudes somptueuses s’offrent à qui veut et quelque soit la température
extérieure. La plus célèbre, le blue Lagoon, invite à une immersion
délicieuse dans une eau bleue laiteuse à plus de 35° toute l’année. On
voit également poindre un peu partout des lacs parfois à perte de vue.
Plus de 130 volcans sont recensés. Encore actif et posé sur un
immense champ de lave à l’aspect lunaire, le plus connu, l’Hekla, entre
en éruption tous les 10 ans ; sa prochaine colère : 2010. Autre
phénomène géologique, l’Islande est à la frontière entre les deux
plaques tectoniques américaine et européenne. La finesse de la croûte
terrestre alliée au mouvement des plaques ont fait naître à Thingvellir
une des plus importantes failles terrestres que la planète connaisse.
Le haut lieu de randonnée répond au nom imprononçable de
Landmannalaugar. Ses montagnes multicolores aux formes insolites
procurent un spectacle sans nom.
La particularité de l’Islande réside dans sa géothermie. Voila une
énergie renouvelable inépuisable qui chauffe le réseau d’eau urbain
mais également laisse place à des cultures sous serre improbables.
C’est le premier et unique producteur européen de bananes ... à
proximité du pôle nord !
Aux Iles Vestman, des volatiles aux allures de pingouins volants,
les macareux, se laissent observer de près. Ils sont encore chassés
pour leur chair à coup d’épuisette géante. Les moutons islandais qui
ont fait la réputation du pull du même nom, se croisent partout y
compris dans les endroits les plus abrupts et périlleux. Autre figure
emblématique, des petits chevaux trapus habitués à la rudesse du climat
et réputés pour la pureté de leur race.
Deux villes sont notables, Reykjavik, capitale jeune, dynamique et aisée, devenue la destination très tendance des people,
ainsi que Akureyri, grand port de pêche industriel dont les alentours
rappellent les fjords des pays voisins. Pour le reste, les villes
ressemblent plus à des hameaux. Hùsavik, un petit port du nord, est
reconnu comme le lieu d’observation des baleines. L’Islande est un des
trois pays qui chasse encore la baleine en dépit de sa difficulté à
faire perdurer sa race. Avec un peu de chance, une palme gigantesque
sortira des flots. Et que dire encore des aurores boréales...
Bref, l’Islande : à consommer sans modération.